Rire Camembert & Sushi ce week-end
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Prévision météo Dimanche 15 juin
LUNDI AU SOLEIL
Si il y a des fans, vous pouvez découvrir Camembert & Sushi chez FGL Music

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Le 29 avril 1908, Georges Tarlant naît à Oeuilly à la grande joie de ses parents Louis Tarlant et Julia (née Picard) ainsi que de ses grands-parents Alexis Tarlant et sa femme Julie (née Hérault) et Jules Picard et sa femme Louise (née Carquille).
Descendant d'une déjà longue lignée de vignerons, il vit ses premières années dans une Champagne qui subit, comme tout le vignoble français, les ravages du phylloxéra.
En 1911, à peine âgé de 3 ans, ses premiers mots coïncident avec les
violents maux de la Champagne de l'époque. Les maisons de négoce
achetaient à un moindre coût des raisins d'autres régions de France et
continuaient d'appeler leur vin Champagne. Les vignerons champenois ne
peuvent plus vendre leurs récoltes et ont énormément de mal à nourrir
leur famille. Louis, son père, voyait passer en bas de son village, sur
la Marne, les
nombreuses péniches et trains remplies de vins étrangers à
destination d'Epernay. C'est ainsi que les vignerons ont appris et
compris la fraude qui se mettait en place. Louis et beaucoup de
vignerons de la Vallée de la Marne décident de se rassembler pour unir
leur force et partent se révolter à Ay pour défendre avec ardeur et
conviction leur terroir unique, c'est la "Révolution Champenoise". Les
vignerons revendiquent que l'Appellation Champagne soit reconnue.
Survient entre temps 14-18, Louis part à la guerre pour plus de quatre années. En 1914, Georges, âgé de 6 ans, doit fuir Oeuilly car les allemands arrivent près d'Epernay seulement un mois après le début des combats. Avec sa mère et ses grands-parents, ils émigrent quelques temps du coté de Sézanne. En 1918, ils quittent à nouveau leur maison et se réfugie en Bourgogne. A leur retour au village, la maison est éventrée et Georges est le triste témoin des 300 soldats laissés morts à Oeuilly.
Tout jeune garçon, il travaille avec sa serpette dans les vignes pour certaines encore en foule.
A 19 ans, il rencontre sa femme Germaine, née Carbonneaux. C'est le 16 juillet 1928 qu'ils donnent naissance à leur fils unique,
Georges. A la même période, il doit partir pour faire son active pendant 18 mois au 403 à Toul.
Cette année là marque aussi la première vendange destinée à
la première cuvée Tarlant. Georges et Louis furent précurseurs, en
tant que vignerons, de cette évolution vers la vinification, à une
époque où les premiers progrès scientifiques et techniques font leur
apparition, notamment pour la maîtrise des levures de tirage.
Se succèdent ensuite plusieurs vendanges à une époque où le Petit Meslier, le Pinot de Juillet et l'Enfumé sont encore largement répandus dans la région.
En septembre 1938, Georges est mobilisé en pleine période de
vendanges en tant qu'artilleur dans la DCA, la défense aérienne. En 1940, sa compagnie se fait arrêter par les allemands à Aspach en Alsace, le 18 juin de bonne heure le matin. Ils marcheront jusque Neuf-Brisach où les allemands les cantonnent, avec avoine et feuilles de marronnier pour nourriture. Il est ensuite transféré en Bavière, à Moosburg, au Stalag VII A Baraque 21. Plusieurs années de travaux forcés dans des fermes et scieries.
Pendant ce temps, les travaux sont pris en charge par son épouse
Germaine, son père Louis et son jeune fils Georges, qui doit alors
ressentir les mêmes sentiments que lui presque au même âge, privé de son père
parti à la grande guerre.
Il est libéré le 29 mai 1945. Avec son fils et sa femme, ils vont pouvoir commencer à remettre la maison et les vignes en état.
Le 29 avril 1950, on célèbre le mariage de son fils Georges avec
Denise, née Foin, ainsi que son 42è anniversaire. La fête durera trois
jours sans discontinuer jusqu'au 1er mai.
C'est à cette même période que correspond l'achat du premier tracteur agricole. Et Vedette, la jument de l'époque, continue le labour jusqu'à la fin des années 50.
Il devient grand-père en 1951 avec la naissance de Jean-Mary le 23 avril, puis de Nelly le 16 avril 1957.
Les années 60 sont marquées par l'achat des premières machines viticoles, un enjambeur Loiseau, "c'était quelque chose!". C'est à cette période que le Champagne Tarlant va connaître une période de croissance et de modernisation avec l'achat des cuves et du premier pressoir traditionnel mécanisé.
S'en suivent les premières vacances que la famille peut s'accorder, marquées par un voyage à Londres en 1963.
Son petit-fils Jean-Mary les rejoint en 1972, Georges a alors 64 ans, et pour la première fois, trois générations de Tarlant unissent leurs forces au vignoble.
En 1974, il célèbre le mariage de Jean-Mary et Micheline, née Boiselle.
Et en 1976, naît le premier de ses arrières petits-enfants, Benoît
Tarlant le 25 mars, puis sa soeur Mélanie, le 21 avril 1980. Suivent
Jeremy Scialom, le 11 avril 1982, et sa soeur Sarah, le 22 mars 1986,
enfants de sa petite-fille Nelly.
En 1978, Jean-Mary et son père agrandissent la cave qui vient s'accoler à l'ancestrale cave voûtée de Georges et ses aïeux. Un évènement qui témoigne de la complexe dimension du travail en commun de 3 générations, car anxieux de ces mutations, George défend avec grande force de caractère l'évolution de ces travaux qui ébranlent, notamment, les fondations de ses bâtiments.
Fier de travailler et toujours attentif à la nature, il mettra un point d'honneur à s'occuper de son ultime vigne jusqu'à ses 80 ans, surnommée naturellement "la Vigne du Grand-Père".
Avec son calendrier des PTT pour référence (le cycle des lunes y étant inscrit), il ne cessera pourtant pas de travailler la terre par la suite : avec sa femme ils bichonneront tous deux leur potager préservé au milieu des vignes pendant encore plus de 10 années.
Sa femme décède en 2000 ; et même s'il prépare ses tartes avec les fruits de son jardin, il commence à dire qu'il trouve que "le sol est bas!"
Le 27 juin 2005, Florence Bauchet et Benoît versent quelques gouttes de Champagne Cuvée Louis sur les lèvres du nouveau né : Gabriel, puis de sa soeur Anaïs le 24 Novembre 2007.
Georges devient Arrière Arrière-Grand-Père.
Son fils décède en 2006 et la vie n'a plus vraiment de goût.
Pourtant, ou plutôt malgré tout, il continue de venir goûter le moût des vendanges et les vins de l'assemblage.
le siècle de Georges Tarlant
Vidéo envoyée par Benoit_Tarlant
La semaine dernière, la France célébrait le passage des 20 000 centenaires.
Au même moment, on fêtait les cent ans de mon arrière-grand-père, Georges Tarlant, né le 29 Avril 1908.
Nous avons fêté ça comme il se doit, en ouvrant des bouteilles... que dis-je des Magnums!
Je vous laisse imaginer les anecdotes relatées. Ma soeur prépare le dia-bio-porama.
Une journaliste des Echos était venue l'interviewer, pour faire un parallèle avec les 100 ans du journal.
C'est sûr, être Vigneron à son époque, c'était un autre rythme..."On travaillait 80 heures par semaine, du lever au coucher du soleil. Les outils à main, la sulfateuse à dos ou le labour du cheval étaient le quotidien."
Il a travaillé jusqu'à 80 ans et sa retraite s'élève à 600 euros par mois. Pensez. Ça le fait rire quand il entend parler de la réforme des retraites!
Quand on lui a demandé la recette pour vivre en forme comme lui pendant un siècle, il a répondu "Pour passer les 100 ans, faut pas mourir avant " ;-)
Alors ... chaque jour ... un brin d'humour ... un verre de Champagne ... et 100 ans de passés ?!
Comme chacun sait, notre climat est froid, très froid. Dur...Les températures, ça descend, ça descend...C'est pas le Nord! C'est la Champagne!
Est-ce la raison de mon hypothermie textuelle? Peut-être...Quoi que, avec miss Anaïs, j'aurais pu écrire la nuit entre deux bercements.
D'autres vont faire courir la rumeur que le champenois ne sort de sa bulle que pour aller aux Caraïbes, ou à Megève...Ce ne sont que pures spéculations -si seulement- ;)
Tout ce que j'aurais pu dire, c'est qu'il a fait assez froid. Plus froid que l'hiver dernier, et plus froid qu'au printemps dernier. Et, on entend les commentaires fuser : " Ah, Y nous cassent plus les oreilles avec leur réchauffement ct'année!"
Well, la nature humaine...
Alors, ce que vous avez manquez : des dégustations, beaucoup des dégustations, celle de vins clairs et de vins à bulles ; ici, en France, en Europe, et ailleurs. Occulté aussi le OFF pendant les Grands Jours, mais je vous rassure la soirée chez Claire Naudin, c'était parfait. Des histoires de tailles, de bois de taille, de broyage ou de brulage, des sols et sous-sol en hiver. Les réflexions de fond ou juste les informations sont cachées. Les déceptions et les coups de coeur sont aussi cloitrés.
Comme le hérisson, il est temps de sortir de la somnolence.
On le sent, on le ressent de toutes façons, la saison va commencer. Encore quelques gelées matinales à passer, et c'est parti pour une année.
Je viens de recevoir à l'instant les voeux de clients néo-zealandais, puis vont suivre des emails d'australie et du japon certainement.
J'ai toujours trouvé cette transmission de fêtes assez extraordinaire. Encore plus extraordinaire est comment le Champagne a su s'associer à ce moment, à ce rite de passage, à cet évènement transitoire et fête transnationale.
Volonté des champenois? Appropriation du symbole par les citoyens du monde? Aucune idée.
En tout cas, le nombre de flacons effervescents débouchés pendant 24 heures doit être assez impressionnant. Je ne sais pas à combien de fêtes je vais "participer" pendant ces heures à travers mes vins produits dans notre contrée champenoise. Mais ça fait plaisir !
Juste pour la récréation visuelle, un nouvel an irlandais. ;-)
Bonne fête à tous les Sylvestre s et à tous une bonne année!
C'était à se douter avec une lune si brillante... Même avec plusieurs jours d'avance, le travail a commencé tôt dans la nuit et a fini tard dans la journée.
Anaïs a sorti le bout de son nez à 20h28, le 24 Novembre 2007.
Elle est superbe, une lumière de 3kg720, un halo de 52cm.
Si cette phrase ne vous dit rien, c'est que vous n'êtes pas encore allé faire un tour sur Facebook. (pour l'explication :cf Facebook pour les nuls )
Ce site est ce qu'on peut appeler un "logiciel social", ou une application qui permet sous certaines formes de constituer son réseau. Je dirais que c'est un mix de Copainsdavant, Viadeo et Myspace.
Au départ, on se re-connectait entre anciens de l'OIV. Cet outil a d'ailleurs été conçu initiallement comme trombinoscope d'université.
Ensuite, je retrouve des oeno-bloggueurs : Olif, Guillaume, Eric, Marie, Cedric, Philippe et d'autres.
Et finalement, me voilà pris au jeu de facebook, c'est à dire des trucs parfois (souvent?) inutile, mais si important malgré tout.
Je vous invite donc à rejoindre la cause du moment, nous serons bientôt 100.000 d'ici quelques heures. ( le temps d'aller vérifier, ce chiffre est déjà dépassé!!)
Parfois on écrit, parfois on n'écrit pas.



Le blog est devenu un nouvel espace d'écriture.
Pour conserver la mémoire?
Pour communiquer avec les autres à travers l'espace et le temps?
Pour s'approprier le monde?
Pour murmurer un secret?
Pour redoubler la parole?
Ou pour me parcourir? (comme disait Henri Michaux dans Passages)
Enfant, j'imaginais la disparition de l'écriture (le clavier devant supplanter le stylo, c'est en passe d'être fait).
Adolescent,
je voyais la voix faire oublier le clavier (je me rappelle encore de la
période d'apprentissage sur la toute V1 de "Dragon", un des premiers
logiciels de reconnaissance vocale : un cauchemar).
Aujourd'hui, inspiré par lui, ce blog est paysage, à la manière de la lecture de Paysage d'Henri Michaux, à la manière d'Ecrire, livre de dessins de Daniel Pennac publié parallèlement à la sortie de Chagrin d'école.
Un inédit non publié dans Ecrire mais sur notre livre d'Or, le paysage de Daniel Pennac lors de son passage à la maison en 1996, à l'aube d'un extraordinaire millésime !
Vous voulez du combat? Vous voulez de la confrontation? Vous voulez une mêlée? Un Haka?
Well...Pourquoi ne pas plutôt parler littérature?
Je voulais vous raconter notre rencontre avec la célèbre écrivaine néo-zélandaise, Sarah-Kate Lynch. Un de ces moments où les échanges et les discussions vous amènent à réflechir sur son métier de tous les jours. Son projet était une histoire de famille avec pour cadre la Champagne. L'auteur est restée plusieurs semaines, à nous suivre, nous écouter, nous questionner, nous réinterroger, pour s'imprégner, comprendre et pouvoir écrire au mieux son ressenti de notre région à travers son livre.
Il a eu un grand succès de l'autre côté de la terre, et le lancement cet été au Royaume-Uni lui a permis de prendre une dimension internationale. Et puisque ce n'est plus un secret, je peux annoncer que la Century Fox a acheté les droits pour l'adaptation cinématographique. A Lire donc.
Mon autre coup de coeur néo-zelandais sera pour Rumble. Depuis mon premier voyage dans ce pays, j'avais pu rencontrer cet homme, dans sa cave, au coeur de Wellington. A son contact, on pouvait déjà comprendre le caractère de sa sélection, "Absolutely Independant". Il est notre meilleur ambassadeur dans ce pays, et nous défendait il y a déjà plusieurs années face à des étiquettes plus orangées ou verdissantes.
Si vous passez par Wellington, n'hésitez pas à descendre dans son magasin !
En écrivant cette note, je sens bien que ça va être dur d'échapper à ce bouillonnement d'avant match et à la confrontation à venir. Ce qui serait intéressant d'organiser c'est une confrontation France-Nouvelle Zelande pour nos Sparklings réciproques. La place du favori et de l'outsider est inversée, mais un match est un match!
Pour vous faire patienter, voici un aperçu de la viticulture néo-zélandaise sur Wiki.
Et juste pour le plaisir du rugby
Alors ce soir Haka ou Kapa o Pango?