Rire Camembert & Sushi ce week-end
Prévisions météo Samedi 14 Juin
Prévision météo Dimanche 15 juin
LUNDI AU SOLEIL
Si il y a des fans, vous pouvez découvrir Camembert & Sushi chez FGL Music

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Vous êtes du genre éclectique et nature? Et tout parisien pressé ou tout provincial en visite à Paris que vous êtes, vous n'avez pas encore choisi les bouteilles à offrir dimanche prochain à votre père?
Juste derrière le Panthéon, dans une rue qui grimpe sec, 174 rue Saint-Jacques se trouvent Les Caves du Panthéon. Dans un quartier où se croisent gaiement étudiants, touristes et parisiens rive gauche, Olivier Roblin et son équipe font vinement vivre cette cave à l'ambiance chic et simple qui a pignon sur rue depuis 1944.
Vinement, c'est ainsi qu'Olivier signe ces mails. (J'aime
bien perso quand je reçois un courrier qui se conclut par une formule de
politesse un rien différente.) La deuxième patte d'Olivier dans ces
mails, c'est quand il passe commande, ce qu'il veut, lui, c'est du "Brut 0". Pour les non-initiés, prononcez Brut Zéro.
Avec un DEA Philo en poche, il choisi d'apprendre le vin sur le tas "un tire-bouchon
dans une main, un verre dans l'autre"
Bref, Olivier n'écrit pas comme les autres, ne fait pas comme les autres et à fortiori ne choisit pas son vin comme les autres.
Une cave et un caviste comme on aimerait tous en avoir en bas de chez soi. "Avec un peu plus de 1000 références de toutes les
régions viticoles françaises, sans prétention pour autant d'être
exhaustifs!
Large sélection de vins
dont les raisins sont issus de l'agriculture biologique. Mais la seule
exigence est la qualité intrinsèque du vin. A qualité égale, on
préfèrera toujours un vin bio.
Peu importe l'appellation du vin, si sa qualité est en rapport avec son prix."
LES CAVES DU PANTHÉON
174, rue Saint-Jacques - 75005 Paris - Plan
Vélib' juste devant : Station Saint Jacques Soufflot
RER Luxembourg
01 46 33 90 35
Pour ceux qui ont besoin de dignes références "Très bonne sélection et ambiance jeune et talentueuse" sur LaPassionduVin,
"Ici, la devise pourrait
être : « Le vin est la meilleure preuve que la matière est
esprit ». Pas de tape à l’œil, on va droit à l’essentiel. Pour fouilleurs
de cols." par Jean Aubry,
MAJ "J'étais prête à lui faire aveuglement confiance pour la bouteille" pour Iris qui y consomme Noël avant l'heure et fait passer l'examen de sa fameuse : Question test pour un caviste.
Pour ceux qui ne sont toujours pas abonnés, vous y trouverez les numéros LeRouge&LeBlanc, un Must Have des revues sur le vin.
Par contre si votre bible c'est la RVF, je vous laisse chercher dans vos papiers glacés l'article qui concerne les caves du panthéon, il n'y a pas (encore?) d'archives en ligne.
Avec votre Velib' toujours, balade du quartier et pause gourmande au Bistroy les papilles, Buisson Ardent et autres Fooding.
Voilà... ce 1er portrait de caviste inaugure la nouvelle rubrique Tarlant @ Home et mon premier post! A bientôt donc.
En attendant de pouvoir passer avec l'enjambeur à travers les vignes, entre deux averses (un seul jour sans pluie depuis 10 jours), on peut lire les revues viticoles.
A la maison, on a le choix entre VITI, LA VIGNE, REUSSIR VIGNE, LA CHAMPAGNE VITICOLE, LE VIGNERON CHAMPENOIS, et la REVUE SUISSE DE VITICULTURE publiée par Changins.
Je ne vais pas vous mettre le sommaire de chacune, pas trop le temps en ce moment.
Par-contre, une page "anodine" m'a interpellé en lisant Viti et la Vigne. Ça se dit être un communiqué, je dirais une publi-information, avec un mélange de techniques, d'homologation, d'intimidation, et de bienveillance d'une multinationale chimique et pharmaceutique.
A lire comme vous voulez!?! Dites-moi ce que vous en pensez?
Le 29 avril 1908, Georges Tarlant naît à Oeuilly à la grande joie de ses parents Louis Tarlant et Julia (née Picard) ainsi que de ses grands-parents Alexis Tarlant et sa femme Julie (née Hérault) et Jules Picard et sa femme Louise (née Carquille).
Descendant d'une déjà longue lignée de vignerons, il vit ses premières années dans une Champagne qui subit, comme tout le vignoble français, les ravages du phylloxéra.
En 1911, à peine âgé de 3 ans, ses premiers mots coïncident avec les
violents maux de la Champagne de l'époque. Les maisons de négoce
achetaient à un moindre coût des raisins d'autres régions de France et
continuaient d'appeler leur vin Champagne. Les vignerons champenois ne
peuvent plus vendre leurs récoltes et ont énormément de mal à nourrir
leur famille. Louis, son père, voyait passer en bas de son village, sur
la Marne, les
nombreuses péniches et trains remplies de vins étrangers à
destination d'Epernay. C'est ainsi que les vignerons ont appris et
compris la fraude qui se mettait en place. Louis et beaucoup de
vignerons de la Vallée de la Marne décident de se rassembler pour unir
leur force et partent se révolter à Ay pour défendre avec ardeur et
conviction leur terroir unique, c'est la "Révolution Champenoise". Les
vignerons revendiquent que l'Appellation Champagne soit reconnue.
Survient entre temps 14-18, Louis part à la guerre pour plus de quatre années. En 1914, Georges, âgé de 6 ans, doit fuir Oeuilly car les allemands arrivent près d'Epernay seulement un mois après le début des combats. Avec sa mère et ses grands-parents, ils émigrent quelques temps du coté de Sézanne. En 1918, ils quittent à nouveau leur maison et se réfugie en Bourgogne. A leur retour au village, la maison est éventrée et Georges est le triste témoin des 300 soldats laissés morts à Oeuilly.
Tout jeune garçon, il travaille avec sa serpette dans les vignes pour certaines encore en foule.
A 19 ans, il rencontre sa femme Germaine, née Carbonneaux. C'est le 16 juillet 1928 qu'ils donnent naissance à leur fils unique,
Georges. A la même période, il doit partir pour faire son active pendant 18 mois au 403 à Toul.
Cette année là marque aussi la première vendange destinée à
la première cuvée Tarlant. Georges et Louis furent précurseurs, en
tant que vignerons, de cette évolution vers la vinification, à une
époque où les premiers progrès scientifiques et techniques font leur
apparition, notamment pour la maîtrise des levures de tirage.
Se succèdent ensuite plusieurs vendanges à une époque où le Petit Meslier, le Pinot de Juillet et l'Enfumé sont encore largement répandus dans la région.
En septembre 1938, Georges est mobilisé en pleine période de
vendanges en tant qu'artilleur dans la DCA, la défense aérienne. En 1940, sa compagnie se fait arrêter par les allemands à Aspach en Alsace, le 18 juin de bonne heure le matin. Ils marcheront jusque Neuf-Brisach où les allemands les cantonnent, avec avoine et feuilles de marronnier pour nourriture. Il est ensuite transféré en Bavière, à Moosburg, au Stalag VII A Baraque 21. Plusieurs années de travaux forcés dans des fermes et scieries.
Pendant ce temps, les travaux sont pris en charge par son épouse
Germaine, son père Louis et son jeune fils Georges, qui doit alors
ressentir les mêmes sentiments que lui presque au même âge, privé de son père
parti à la grande guerre.
Il est libéré le 29 mai 1945. Avec son fils et sa femme, ils vont pouvoir commencer à remettre la maison et les vignes en état.
Le 29 avril 1950, on célèbre le mariage de son fils Georges avec
Denise, née Foin, ainsi que son 42è anniversaire. La fête durera trois
jours sans discontinuer jusqu'au 1er mai.
C'est à cette même période que correspond l'achat du premier tracteur agricole. Et Vedette, la jument de l'époque, continue le labour jusqu'à la fin des années 50.
Il devient grand-père en 1951 avec la naissance de Jean-Mary le 23 avril, puis de Nelly le 16 avril 1957.
Les années 60 sont marquées par l'achat des premières machines viticoles, un enjambeur Loiseau, "c'était quelque chose!". C'est à cette période que le Champagne Tarlant va connaître une période de croissance et de modernisation avec l'achat des cuves et du premier pressoir traditionnel mécanisé.
S'en suivent les premières vacances que la famille peut s'accorder, marquées par un voyage à Londres en 1963.
Son petit-fils Jean-Mary les rejoint en 1972, Georges a alors 64 ans, et pour la première fois, trois générations de Tarlant unissent leurs forces au vignoble.
En 1974, il célèbre le mariage de Jean-Mary et Micheline, née Boiselle.
Et en 1976, naît le premier de ses arrières petits-enfants, Benoît
Tarlant le 25 mars, puis sa soeur Mélanie, le 21 avril 1980. Suivent
Jeremy Scialom, le 11 avril 1982, et sa soeur Sarah, le 22 mars 1986,
enfants de sa petite-fille Nelly.
En 1978, Jean-Mary et son père agrandissent la cave qui vient s'accoler à l'ancestrale cave voûtée de Georges et ses aïeux. Un évènement qui témoigne de la complexe dimension du travail en commun de 3 générations, car anxieux de ces mutations, George défend avec grande force de caractère l'évolution de ces travaux qui ébranlent, notamment, les fondations de ses bâtiments.
Fier de travailler et toujours attentif à la nature, il mettra un point d'honneur à s'occuper de son ultime vigne jusqu'à ses 80 ans, surnommée naturellement "la Vigne du Grand-Père".
Avec son calendrier des PTT pour référence (le cycle des lunes y étant inscrit), il ne cessera pourtant pas de travailler la terre par la suite : avec sa femme ils bichonneront tous deux leur potager préservé au milieu des vignes pendant encore plus de 10 années.
Sa femme décède en 2000 ; et même s'il prépare ses tartes avec les fruits de son jardin, il commence à dire qu'il trouve que "le sol est bas!"
Le 27 juin 2005, Florence Bauchet et Benoît versent quelques gouttes de Champagne Cuvée Louis sur les lèvres du nouveau né : Gabriel, puis de sa soeur Anaïs le 24 Novembre 2007.
Georges devient Arrière Arrière-Grand-Père.
Son fils décède en 2006 et la vie n'a plus vraiment de goût.
Pourtant, ou plutôt malgré tout, il continue de venir goûter le moût des vendanges et les vins de l'assemblage.
le siècle de Georges Tarlant
Vidéo envoyée par Benoit_Tarlant
La semaine dernière, la France célébrait le passage des 20 000 centenaires.
Au même moment, on fêtait les cent ans de mon arrière-grand-père, Georges Tarlant, né le 29 Avril 1908.
Nous avons fêté ça comme il se doit, en ouvrant des bouteilles... que dis-je des Magnums!
Je vous laisse imaginer les anecdotes relatées. Ma soeur prépare le dia-bio-porama.
Une journaliste des Echos était venue l'interviewer, pour faire un parallèle avec les 100 ans du journal.
C'est sûr, être Vigneron à son époque, c'était un autre rythme..."On travaillait 80 heures par semaine, du lever au coucher du soleil. Les outils à main, la sulfateuse à dos ou le labour du cheval étaient le quotidien."
Il a travaillé jusqu'à 80 ans et sa retraite s'élève à 600 euros par mois. Pensez. Ça le fait rire quand il entend parler de la réforme des retraites!
Quand on lui a demandé la recette pour vivre en forme comme lui pendant un siècle, il a répondu "Pour passer les 100 ans, faut pas mourir avant " ;-)
Alors ... chaque jour ... un brin d'humour ... un verre de Champagne ... et 100 ans de passés ?!
Si vous aussi, vous pensez que notre meilleur outil de bouchage reste le le liège, signez la pétition et relayez l'info.
Observer avec un microscope, ça me rappelle les années lycée, et les cours de physique-chimie de TC. Les comptages avec une cellule de Thoma, ça vous dit quelque chose? Non?
Bon alors, interrogation surprise !
C6H1206 ->2C2H5OH + 2CO2 c'est ....Toujours pas? Vous me relirez tout le chapitre dans ce cas la, de la molécule à la cellule !
Et pendant ce temps là, voici ce qui se passe dans mes bouteilles!
Observation de Levures Champenoises au Microscope
Vidéo envoyée par Benoit_Tarlant
Musique d'amis du cru : Alb, Reims Roubaix, découvrir Mange Disque
Même si la Cathédrale de Reims est proche, le style de nos édifices est loin d'être gothique, mais plutôt champenois...voir même champenois underground!
(pour les amoureux de la pierre, de très belles photos
dont scènes de vendanges
et noé dans les vignes
à découvrir ici,)
En effet, on édifie des murs, à 5 mètres, 15 mètres, 30 mètres, sous terre!
Les termes utilisés changent de ceux du compagnon ou du maçon : le mortier, les briques et le fil à plomb sont remplacés par les équerres, les lattes, et nos chères bouteilles.
On parle bien de murs entiers de bouteilles de Champagne ou communément appelé par chez nous d'entreillage (c'est un peu comme si on accrochait à nouveau nos bouteilles à la treille).
La perfection de la ligne est de rigueur. Attention aux arrondis, aux décalages ou aux courbes excessives, c'est la chute assurée.
Véritable savoir-faire d'entreilleur, la mise en tas se pratique depuis des centaines d'années. La dernière grande innovation,hum,hum...les équerres d'extrémités ont remplacé les bouts de bouchon qui calaient la dernière bouteille. Il faut juste pouvoir accéder avec des équerres dans la cave ;-)
Cela serait certes plus facile de stocker et ranger toutes ses bouteilles en palettes. Je pourrais même en mettre plus en hauteur, et les déplacer à ma guise.
Le nec plus ultra serait de les mettre directement en gyro-palette (vous savez, les palettes qui ont remplacé nos romantiques pupitres...en un mouvement, les bouteilles seraient doublement fermentées, quelques mois après remuées, et dans les 15 mois légaux dégorgées...Si ce n'est pas de l'optimisation et de la rotation de stocks ça!!!
Alors que ce second élevage fait partie intégrante des qualités essentielles des vins de Champagne, on optimiserait aussi cette étape pour raison "économique". Entre ces empilages de gyro-palettes et l'unité d'un bloc de bouteilles, j'ai choisi!
C'est quand même assez impressionnant la solidarité, la cohésion de toutes ces bouteilles accolées les unes aux autres, échangeant par contact et par espace-lieux ce moment fondamental de la seconde fermentation.
Certaines plus fragiles vont exploser sous la pression. Celles qui l'entourent vont garder leur place et permettre à la structure de perdurer dans le temps. Et pour goûter ce vin dans quelques années, quand il sera prêt à se donner, je pourrais en prendre une en plein milieu ou en bas, et ce mur tiendra!
Laissons le temps au vin!
Hier soir, enfin, cette nuit, j'imaginais le travail quotidien d'un vrai boulanger. Celui qui surveille ses levures, pétrit encore son pain lui-même et prépare sa propre pâte la nuit pour avoir un pain cuit à l'aube. (Pas celui qui fait réchauffer la baguette toute prête, franchement y a pas photo, mais bon c'est un autre sujet!)
Bref, au cœur de la nuit, tel un boulanger, je suivais l'évolution de mon Levain.
Définition du Levain :
(1) Pâte fermentée qui sert à faire lever la pâte du pain
(2) Produit destiné à permettre la fermentation alcoolique
(3) Ce qui est capable d'exciter les passions
Une fermentation passionnelle de printemps, sous forme de pâte?
Non, non, je n'ai pas vendangé en hémisphère sud des raisins rapatriés par container en région champenoise. C'est tout simplement notre deuxième fermentation . Vous savez, celle qui met des bulles dans la bouteille!
Pour préparer ce levain, c'est toute une liaison entre une liqueur de tirage, des levures champenoises, du vin et un peu d'eau de source. Si tout se fait dans les règles de l'art, la multiplication des levures doit être parfaite pour être ajouté au vin avant la mise en bouteille.
Mais pourquoi en pleine nuit?
Pourquoi faire ça à 2 heures du matin?
Parce que c'est comme ça! Ni trop tôt, ni trop tard, juste quand il faut, quand les levures le veulent bien. (pour les techniciens, c'est quand la densité est à 1005 que le levain doit être préparé) On s'adapte à la vie de ces petites levures qui, je l'espère seront entre 60 et 70 millions par millilitre lundi matin, le premier jour de mon tirage.
Ça sent bon, ça sent bon le levain, ça sent le vin de Champagne, ça sent le printemps!
Comme chacun sait, notre climat est froid, très froid. Dur...Les températures, ça descend, ça descend...C'est pas le Nord! C'est la Champagne!
Est-ce la raison de mon hypothermie textuelle? Peut-être...Quoi que, avec miss Anaïs, j'aurais pu écrire la nuit entre deux bercements.
D'autres vont faire courir la rumeur que le champenois ne sort de sa bulle que pour aller aux Caraïbes, ou à Megève...Ce ne sont que pures spéculations -si seulement- ;)
Tout ce que j'aurais pu dire, c'est qu'il a fait assez froid. Plus froid que l'hiver dernier, et plus froid qu'au printemps dernier. Et, on entend les commentaires fuser : " Ah, Y nous cassent plus les oreilles avec leur réchauffement ct'année!"
Well, la nature humaine...
Alors, ce que vous avez manquez : des dégustations, beaucoup des dégustations, celle de vins clairs et de vins à bulles ; ici, en France, en Europe, et ailleurs. Occulté aussi le OFF pendant les Grands Jours, mais je vous rassure la soirée chez Claire Naudin, c'était parfait. Des histoires de tailles, de bois de taille, de broyage ou de brulage, des sols et sous-sol en hiver. Les réflexions de fond ou juste les informations sont cachées. Les déceptions et les coups de coeur sont aussi cloitrés.
Comme le hérisson, il est temps de sortir de la somnolence.
On le sent, on le ressent de toutes façons, la saison va commencer. Encore quelques gelées matinales à passer, et c'est parti pour une année.